Pour concevoir un site web, on se focalise d’abord sur les messages, sur la technique et sur l’UX. Et trop souvent on oublie l’accessibilité aux handicapés.

Quelle erreur ! Les handicapés représentent environ 15% de la population et la législation française peut imposer une amende annuelle de 25 000 € pour le non respect des normes.

Intégrer l’accessibilité dès la conception permet de développer une amélioration de l’usabilité des site web pour tous les visiteurs via de bonnes pratiques.

Enfin (et surtout !), il s’agit là aussi d’un droit d’égalité à l’information : les règles d’accessibilité permettent de partager à tous, y compris aux handicapés et aux personnes âgées, le même accès aux informations et offres.

 

Concrètement, quels peuvent être les problèmes ?

L’accessibilité aux handicapés à fortement évoluée et des outils de plus en plus puissants voient le jour. Pour les mal voyants, cela peut prendre la forme de synthèse vocale, de lecture par claviers braille, d’outils pour agrandir les caractères. Pour les sourds, cela peut être des systèmes d’incrustation des sous-titres, etc.

 Mais encore faut il que nos site web permettent l’utilisation de ces dispositifs !

 Un exemple simple est l’utilisation d’images qui intègrent du texte (par exemple la semaine type de nos sénateur) : comment un synthétiseur vocal pourrait avoir accès à cette information si vous ne l’avez pas prévu ? La réponse est pourtant simple : il suffit juste d’avoir bien pensé à associer à cette image un texte alternatif pertinent, notre fameuse balise alt, qui lui, pourra bien être lu.

 Imaginez maintenant une infographie, une video, des tableaux… autant de vecteurs de communication qu’il s’agit de bien penser être accessible à tous. Et cela vaut aussi pour la navigation de notre site web.

 Un autre exemple est de s’assure d’un bon contraste pour les textes et les fichiers multimedia pour permettre aux personnes atteintes de troubles visuel, auditif ou cognitif de pouvoir profiter des contenus. Et est utile à tous les visiteurs, comme lorsque le site sera consulté sur un mobile en plein soleil.

 

4 principes et 13 règles

L’organe de standardisation du web, le W3C, a définit des règles internationales concernant l’accessibilité : les WCAG (Web Content Accessibility Guidelines, actuellement en version 2.1). Elles se basent sur 4 principes des contenus :

 

  1. Perceptible : les informations et les composants de l’interface utilisateurs doivent être présentés aux visiteurs de manière intelligible.
  2. Utilisable : il doit être possible d’accéder aux différents composants du site et de naviguer entre les pages
  3. Compréhensible : les informations et actions sur le site doivent être claires
  4. Robuste : les contenus doivent être suffisamment robustes pour être interprété par la majorité des navigateurs et des technologies d’assistance.

 

 

13 règles en découlent :

 

 

Principe #1 : Perceptible

 

 

  • Règle 1 : fournir des textes alternatifs aux contenus non textuels, et uniquement à ceux qui fournissent une information
  • Règle 2 : proposer des alternatives aux multimédias, comme les sous-titres pour les videos.
  • Règle 3 : les contenus doivent pouvoir s’adapter en fonction du contexte (PC / mobile / outil d’assistance) sans perte d’information. Cela inclus en particulier une bonne structure des pages et l’utilisation correcte des balises.
  • Règle 4 : assurer des contrastes suffisants pour la compréhension des contenus, qu’ils s’agissent de document visuels ou auditifs

 

 

Principe #2 : Utilisable 

  • Règle 5 : s’assurer que toutes les fonctionalités soient disponible directement du clavier.
  • Règle 6 : laisser le temps nécessaire à la bonne consultation des contenus
  • Règle 7 : limiter les facteurs de risques de crises d’épilepsie
  • Règle 8 : faciliter la navigation dans le site et la recherche de contenus
  • 9 : gestion de la saisie des données

 

 

Principe #3 : compréhensible

 

 

  • Règle 10 : faciliter la lecture et le compréhension (gestion des langues étrangères, mots inhabituels, …)
  • Règle 11 : le site fonctionne ne manière prédictible (homogénité de structure, …)
  • Règle 12 : aider l’utilisateur à éviter ou corriger les erreurs de saisies

 Principe #4 : robustesse

 Règle 13 : maximiser la compatibilité avec tous les navigateurs et dispositifs d’assistances

 

Note : Vous pouvez retrouver tous les détails des règles d’accessibilité définis par le W3C sur leur site en anglais : https://www.w3.org/WAI/WCAG21/quickref/?versions=2.1

 

3 niveaux de conformités sont définis : 

  • Niveau A => 23 critères
  • Niveau AA => 23 critères
  • Niveau AAA => 26 critères

 En Europe, le niveau d’accessibilité reconnu obligatoire est le niveau AA.

 En France, l’article 47 de la Loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, exige 3 éléments :

 le respect du RGAA niveau double A (AA)

  • la publication de documents permettant une transparence sur le niveau d’accessibilité et les travaux en cour
  • la mise en place d’un canal de discussion avec les utilisateurs qui auraient des besoins d’accessibilité numérique.

 Les entreprises ne respectant pas ces règles s’exposent à une amende pouvant aller jusque 25 000 € par an.

 Alors pour faciliter son déploiement, l’état à mis en place un référentiel, cad une liste complète des critère d’auto-évaluation d’évaluation de conformité avec les normes du W3C-WAI. Ce référentiel général d’accessibilité pour les administrations ou Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité (RGAA) détaille, en français, tous les critères (lien https://references.modernisation.gouv.fr/rgaa-accessibilite/criteres.html) à atteindre.

 Et vous, où en est votre entreprise sur l’accessibilité ?

4 leçons que nous retenons

Analyser l’impact écologie sous le prisme de la consommation d’énergie.

Ces derniers siècles, nous avons vu les conditions de vie d’une grande partie de la population mondiale changer radicalement en s’améliorant : abolition de l’esclavage, développement des secteurs tertiaires, etc. Ce qui nous a permis cela est une gestion plus efficace de l’énergie en utilisant les ressources naturelles, ce qui nous conduit à la situation écologique actuelle.

Conclusion personnelle : si on analyse donc l’écologie par le prisme de la consommation énergetique, les voitures éléctriques deviennent problématiques. En effet, si elles ont l’avantage de réduire le CO2 en ville, elle consomme toujours autant d’énergie. Donc le CO2 qu’elles ne dégagent pas, le sera toujours par la central éléctrique. De plus, elle nécessiste 2 systèmes de transformation d’énergie (fossile -> électricité, puis électricité -> mouvement), chacun avec un rendement<1. Bref, vive la voiture solaire et le vélo.

Pourquoi choisir entre CO2 et PIB ?

La démonstration tient en 2 points majeurs :

1) Le PIB est DIRECTEMENT lié à la production et transformation des énergies. Ce n’est intuitif et c’est la démonstration est fascinante.

2) Aujourd’hui, la très grande majorité des énergies sont fossiles et ce n’est pas prêt de s’arrêter car les économies d’énergies possibles (physiquement extrêmement limitées) et les énergies renouvelables ne pourront pas compenser l’accroissement de la population.

Donc le PIB est directement lié à la consommation d’énergies fossiles et donc la production de CO2.

CQFD.

Que penser du nucléaire ?

Une des plus grande force du marketing digital est la capacité de mesurer les résultats et évaluer les retours sur investissements. C’est pour cela que nos projets s’appuient tant que c’est possible sur des mesures de performance et qu’au delà des aspects esthétiques, nous nous attachons aussi aux résultats concrets.

La limite des médias.

Soyons clair, ce sujet n’est pas du tout au centre de la conférence, mais la vision de M. Jancovici est intéressante :

– structurellement, les informations données par les médias ne peuvent pas être fiables (démonstration dans la vidéo)

– dans la majorité des cas, ce ne sont pas les journalistes qui trouvent les sujets – cela provient de communiqués de presse et donc, ce sont des points de vue orientés

– ce n’est pas la réalité que dépeignent les médias, mais plutôt les attentes de leurs consommateurs : un sujet susceptible de générer de l’audience sera préféré à celui qui dépeint une réalité trop fade.