Le marketing est d’abord une question de communication.

Et dans cette conférence passionnante sur l’écologie, il y a de nombreux aspect du marketing à considérer:

– la prise de recul et de la pédagogie pour une communication claire et efficace

– de l’engagement personnel, que l’on peut comparer à une forme de branding pour les entreprises

– et au passage, une vision bien particulière des médias… Et donc de la manière de les aborder.

En tant qu’agence engagée, nous assumons aussi ce parti pris de sortir du cadre et de profiter de cette tribune pour partager ce qui nous semble des visions enrichissantes.

“Quelle est la définition de l’énergie ?”

C’est en commençant par cette simple question que l’expert du climat Jean-Marc Jancovici nous démonte tous les rouages de notre économie et de notre histoire, en utilisant des principes physiques connus de tous, pour nous expliquer clairement les challenges écologiques à venir, leurs gestions par nos politiques, les médias ainsi que les solutions qui s’ouvrent à nous. 

Cette conférence est un régal : impertiente, d’une logique implacable, claire, pédagogique et inspirant (même si clairement, tout n’est pas rose), Jean-Marc Jancovici nous démontre rationnellement et avec son franc parlé pourquoi nous en sommes en arrivé à la situation actuelle et ce que cela nous permis d’accomplir, tout en nous permettant d’anticiper l’avenir avec lucidité et de manière responsable.

4 leçons que nous retenons

Analyser l’impact écologie sous le prisme de la consommation d’énergie.

Ces derniers siècles, nous avons vu les conditions de vie d’une grande partie de la population mondiale changer radicalement en s’améliorant : abolition de l’esclavage, développement des secteurs tertiaires, etc. Ce qui nous a permis cela est une gestion plus efficace de l’énergie en utilisant les ressources naturelles, ce qui nous conduit à la situation écologique actuelle.

Conclusion personnelle : si on analyse donc l’écologie par le prisme de la consommation énergetique, les voitures éléctriques deviennent problématiques. En effet, si elles ont l’avantage de réduire le CO2 en ville, elle consomme toujours autant d’énergie. Donc le CO2 qu’elles ne dégagent pas, le sera toujours par la central éléctrique. De plus, elle nécessiste 2 systèmes de transformation d’énergie (fossile -> électricité, puis électricité -> mouvement), chacun avec un rendement<1. Bref, vive la voiture solaire et le vélo.

Pourquoi choisir entre CO2 et PIB ?

La démonstration tient en 2 points majeurs :

1) Le PIB est DIRECTEMENT lié à la production et transformation des énergies. Ce n’est intuitif et c’est la démonstration est fascinante.

2) Aujourd’hui, la très grande majorité des énergies sont fossiles et ce n’est pas prêt de s’arrêter car les économies d’énergies possibles (physiquement extrêmement limitées) et les énergies renouvelables ne pourront pas compenser l’accroissement de la population.

Donc le PIB est directement lié à la consommation d’énergies fossiles et donc la production de CO2.

CQFD.

Que penser du nucléaire ?

Une des plus grande force du marketing digital est la capacité de mesurer les résultats et évaluer les retours sur investissements. C’est pour cela que nos projets s’appuient tant que c’est possible sur des mesures de performance et qu’au delà des aspects esthétiques, nous nous attachons aussi aux résultats concrets.

La limite des médias.

Soyons clair, ce sujet n’est pas du tout au centre de la conférence, mais la vision de M. Jancovici est intéressante :

– structurellement, les informations données par les médias ne peuvent pas être fiables (démonstration dans la vidéo)

– dans la majorité des cas, ce ne sont pas les journalistes qui trouvent les sujets – cela provient de communiqués de presse et donc, ce sont des points de vue orientés

– ce n’est pas la réalité que dépeignent les médias, mais plutôt les attentes de leurs consommateurs : un sujet susceptible de générer de l’audience sera préféré à celui qui dépeint une réalité trop fade.